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La protéine disséquée

Si l’on pouvait disséquer une protéine, on y découvrirait un certain nombre de domaines bien délimités. A l’image d’une boîte à outils dans laquelle on trouverait un marteau, des pinces et un tournevis, une protéine est aussi faite de modules dont l’un se lie à une autre protéine, un autre coupe des morceaux d’ADN ou dont un autre encore assemble des acides aminés. Et la combinaison de plusieurs modules détermine la fonction globale d’une protéine.

Les outils d’une protéine

Deux boîtes à outils sont rarement identiques. L’une contient deux tournevis, un marteau et trois pinces alors qu’une autre contient trois tournevis, un marteau et une lime. Tout dépend de l’ouvrier qui en fait usage. Il en va de même pour les protéines. Deux protéines dont le travail est différent peuvent très bien posséder des outils similaires alors que d’autres sont plus spécifiques.

Ce schéma permet de comparer les modules d’une protéine impliquée dans la coagulation du sang et d’une autre protéine impliquée dans la régénération des cellules du foie.

Ces deux protéines aux fonctions très différentes ont pourtant toutes les deux en commun le module symbolisé par , dont la propriété est de bloquer l’activité d’autres protéines.

Ce module   est aussi présent dans une protéine impliquée dans la maladie d’Alzheimer.

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De la boîte à outils à l’ouvrier

Le contenu d’une boîte à outils peut suggérer le métier de l’ouvrier qui l’utilise. De même, la connaissance des différents modules qui constituent une protéine peut aussi suggérer sa fonction. Exploiter cette connaissance est un des rôles de la bioinformatique. Les modules composant les protéines sont répertoriés dans des banques de données spécialisées. Par la suite, l’analyse bioinformatique d’une protéine permet de les identifier et peut, alors, suggérer une fonction globale pour la protéine… qu’il va falloir, bien sûr, tester en laboratoire.

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