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le langage hérité

Au début des années 1990, on découvre une famille qui, de génération en génération, présente les mêmes troubles du langage: la difficulté à former des mots mais aussi une difficulté à appréhender la grammaire et à écrire. Les scientifiques ont alors la preuve qu’il y a une composante génétique du langage. Laquelle?

 

un gène du langage

Il n’y aura jamais une unique composante responsable du langage. C’est un processus bien trop complexe. Mais on a découvert l’existence d’un gène, appelé FOXP2, qui y contribue. Ce gène n’est pourtant pas particulier aux humains. Nous le trouvons dans de nombreuses autres espèces aussi, comme par exemple chez les singes, les oiseaux et les reptiles.

Chercher les points communs pour mieux comprendre les différences

Comment savons-nous que ce gène existe dans tant d’espèces différentes?

Un outil bioinformatique – devenu incontournable pour les chercheurs et qui s’appelle BLAST pour Basic Local Alignment Search Tool – permet de comparer rapidement les séquences des gènes ou des protéines d’espèces différentes. On a pu ainsi observer que FOXP2 est présent chez de nombreuses espèces et que certains gènes sont communs à des espèces aussi éloignées que les bactéries et l’homme!

 

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Un gène communicatif

BLAST nous a donc démontré que FOXP2 n’existe pas que chez les humains; le langage doit alors dépendre d’autres facteurs. Quoiqu’il en soit, FOXP2 semble avoir un rôle important dans la communication pour tous.

 

Chez les oiseaux par exemple, FOXP2 est exprimé lors de l’apprentissage de nouveaux chants, et son expression varie si l’oiseau mâle chante pour son propre plaisir ou pour séduire…

 

 

 

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