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Traquer les gènes inactifs

Comment repère-t-on ces gènes fossiles? Il est possible de les traquer dans notre génome en comparant notre ADN avec celui d’une autre espèce, la souris par exemple. La règle est simple: si le même gène fonctionne chez la souris et n’est de toute évidence plus actif chez l’homme, il s’agit d’un gène fossile chez l’homme. De cette manière, on a pu mettre en évidence que la grande majorité des gènes impliqués dans la perception des phéromones chez les mammifères est inactive chez l’homme. Ces  gènes ne sont que le souvenir d’une époque lointaine où nos ancêtres recouraient à ces messages chimiques pour communiquer entre eux, comme le font aujourd’hui encore de nombreux animaux.

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Sentir notre prochain

Sommes-nous vraiment devenus insensibles aux phéromones? Non. Non seulement nous en émettons – dans la salive et diverses sécrétions – mais de plus nous y réagissons. Comment les percevons-nous? Dans notre nez, nous conservons le vestige d’un minuscule organe, siège de la perception des phéromones chez de nombreux animaux, mais qui semble inactif chez l’homme. Le mystère reste entier.

Sous influence?

Chez les humains, l’effet le plus connu des phéromones est la synchronisation des cycles menstruels de femmes vivant en communauté. Les phéromones influenceraient aussi nos relations sociales. Elles seraient importantes dans l’établissement des premiers liens entre la mère et son nouveau-né et stimuleraient l’appétit du nourrisson au moment de la tétée.

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